Photo: Benoit Bourguet et Benjamin Lantrebecq en Floride.
A voir: le reportage dans l'article du 23 octobre.
De l'ARIZONA,
Mis à part le fait que ce soit un gros business, parfois même pire, je peux vous dire que je suis vraiment, vraiment content d'avoir entendu le speaker lancer cette phrase, devenue célèbre dans le monde du triathlon, quand j'ai franchi la ligne d'arrivée !
Quelle journée, j'ai appris beaucoup de choses sur moi-même...ce n'est que le début de ma carrière sur cette distance.
Tout avait bien commencé, je sors 2ème de l'eau, facile dans les pieds du 1er tout le long. Les 17° de l'eau et les quelques malheureux degrés à cette heure du matin m'ont fait comme un électrochoc. Le départ à été une réelle libération.
Le premier aller en vélo est très lent, mes pieds sont gelés malgré les chaussettes, je suis avec les 4 autres athlètes et j'ai l'impression qu'on attend quelque chose...j'ai envie de pousser sur les pédales, mais je me retiens. Au demi tour, le futur vainqueur nous reprends (il a bouché 3' sur 30km, la preuve qu'on n'a pas roulé !!)
La course démarre réellement à ce moment. 2 hommes se détachent très vite, nous ne les reverrons plus ! Dans le 2ème tour, le vent se lève et il faut faire attention à la déshydration, je bois, je m'alimente, je me sens plutôt bien dans ce tour ! A la fin du vélo, nous sommes 5 ou 6 sur 30'' avec 10' de retard sur le 1er !!! Le début du marathon se passe comme prévu, 14,5-15km/h puls à 155...comme prévu, je cours avec Torsten. Vers le 15ème km, j'ai un passage à vide, je décide de ralentir un peu et laisse filer l'allemand. A partir de ce moment, la course va se transformer en un long chemin de croix, mes puls ne passent plus les 135 !!! Je vois mes adversaires me passer un par un sans pouvoir réagir, pas facile. Mais dans mon esprit, ça ne fait aucun doute que je vais finir la course. Entre le 20ème et le 30ème, j'ai à plusieurs reprises la tête qui tourne, obligé de m'asseoir quelques secondes pour tenter de reprendre mes esprits. Vraiment dur l'apprentissage ;-)
A l'arrivée, 8h48 avec un marathon en 3h2O !!! Je sais que je suis capable de courir en 2h55...ce sera pour la prochaine fois j'espère
Maintenant, du repos. Recharger les batteries pour attaquer la préparation pour 2010 qui va être, je le sens, vraiment dure ;-))
Dans quelques semaines, mon programme pour 2010 sera défini avec le staff (Olivier, Nico...)
Merci à tous mes sponsors pour leurs soutien cette année et pour la confiance qu'ils me renouvellent l'an prochain.
Merci pour tous vos messages de soutien, d'encouragements....c'est une source d'énergie et de motivation supplémentaire pour continuer mon chemin !!!
À l'année prochaine pour de nouvelles aventures.
Axel,
http://www.axelzeebroek.be/ Petit retour sur la FLORIDE,
Ce 6 novembre avait lieu l'IronMan de Floride.
Wim Van De Wielle avec sa 13ème place (1er place en M30-34) gagne sa qualification pour Hawaï.
Ben bourguet, avec sa belle 24ème place (3ème en catégorie M30/34) a également obtenu se qualification pour Hawaï.
2 athlètes du TRIGT su le podium 30-34 ... bravo messieurs.
Benjamin Lantrebecq termine a la 410ème place au général (22ème sur 130 en M25-29)
... et il finit de nouveau sous la tente médicale, tremblements, spasmes. Cette fois c'est sûr, il n'y aura qu'un Ironman en 2010.
Trop dur de récupérer mentalement. Trop dur d'aller aussi loin à chaque compet ! Mais commençons par le début.
Il est 6h50 ce 07 novembre, les 50 pros (H et F) s'élancent pour la partie natation. Les courses sont scindées, c'est dommage, ce sera donc une course à l'aveugle. A 7h, les 2700 « Age Groupers » partent dans une mer déchainée pour 3800m de folie. C'est un mix d'alerte à Malibu et d'aqualibi « option vagues ». Difficile de s'orienter, on ne voit pas les bouées à cause des creux...les temps parlent d'eux-mêmes, je sors 4ème ou 5ème en 55', c'est très lent mais tout le monde est dans le cas.
Dès le vélo enfourché, je sens que j'ai de super jambes et je prends la tête de la course « amateurs » du 5ème au 110ème km vélo. C'est-à-dire toute la partie vent de face et une partie du retour. Sur ce même retour, lors d'un « turn-point », je me rends compte que derrière (idem chez les pros apparemment), c'est la fête au « « drafting ». Bref, je viens de griller beaucoup de cartouches en vue du marathon au lieu de faire comme la plupart et me planquer dans les roues. Pas grave, je suis là pour établir un premier temps de référence sur un parcours roulant ...je continue donc à écraser les pédales comme un animal...un peu trop d'ailleurs. Je boucle les 180km à 38 de moyenne et 4h45' !
C'est parti pour le marathon, le dernier combat de la saison, et quel combat ! Il fait chaud, les jambes sont lourdes...les supporter d'Embrun me manquent ! Je suis pour l'instant 3ème « age group » et 1er de ma catégorie d'âge. Au 15ème km, je suis pris de vertiges, j'ai envie de vomir...ce sera au mental et ça va être très long ! Il faut que je limite les dégâts, ne pas marcher aux ravitaillements, il n'y a que 5 places qualificatives dans ma catégorie. Je perdrai quelques places sur ce marathon...et c'est au sprint que je dois terminer pour sauver ma 3ème place synonyme de qualif directe. Les classements sont donnés directement « pros compris »...24ème au scratch sur 2765 au départ, beaucoup de professionnels derrière. Satisfait....même comblé ! 2ème Ironman labellisé, 2ème qualif pour Hawaii. Je ne sais pas si je pourrai me libérer mais cette fois je prends le slot ! Merci à tous ceux qui de près ou de loin m'aident à avancer...et ce n'est pas fini !
Ben
Et de trois,
J'ai terminé en Floride mon 3éme format ironman en l'espace de 16 mois ! Le lendemain d'Embrun encore de l'euphorie de la course, l'idée est lancée : Pourquoi ne pas terminer la saison par un nouvel Ironman ?
Le 7 novembre 6h30, je suis sur une plage du Golfe du Mexique, un hymne Américain et pan on y est ! 1900m plus tard, je me rends compte que ce n'est pas aujourd'hui qu'on va faire un chrono. Je sors en 1h04 et de mauvaise humeur (on a fait du run swim run run run swim run).J'aime pas çà, rien de tel que 3800m d'un coup J. Le golfe du Mexique plat comme un lac pendant une semaine nous a joué un tour salé le jour J en nous berçant de ses vagues.
J'enfourche le vélo.Je ne suis pas dans la même catégorie avec mon cadre classique (heureusement qu'il y a la roue pleine).Je gère le vélo, laisse passer Yves après 120km, et boucle en 5h19 (un peu coincé sur la fin).Voilà venu l'heure de la course à pied, cela avait été un chemin de croix lors de mes 2 précédents Iron. Je croise le premier sur la fin de son premier tour ( bon pour le moral, d'habitude , il termine quand je commence).Sur le bord de la route, des supportrices sont présentes en tenues limite limite et encouragent à leur manière (je suis encore lucide et voit clair J), ne pas s'arrêter !
Je termine au sprint pour passer sous les 11h (10h55).Je suis content de moi, j'ai encore beaucoup à apprendre. Le temps est une belle surprise par rapport aux entrainements un peu chaotique pour des raisons professionnelles. Je suis aussi heureux pour mon premier grand voyage d'avoir pu découvrir un nouvel horizon en compagnie d'amis partageant la même passion pour la discipline.Je quitte la Floride avec plein de souvenirs mémorables.
Merci à Jacques
Merci aux 3 monkeys , ils se reconnaîtront
;-)Benjamin Lantrebecq